Le bilan 2025 du rucher AI2B avec IZIgreen : modélisation à 20,25 t CO₂e, zone de butinage de 2 à 3 km, 1 110 € reversés à l'apiculteur partenaire.
Notre partenaire IZIgreen vient de publier le rapport RSE 2025 du rucher AI2B. Selon la modélisation utilisée, les 3 ruches installées sur notre site contribuent indirectement à la captation de 20,25 tonnes de CO₂e sur l'année, via la pollinisation des végétaux présents dans leur zone de butinage.
Précision importante : ce chiffre est issu d'une modélisation, pas d'une mesure terrain. La méthode appliquée est l'Étude 3C de l'ITSAP (Contribution à la Captation de Carbone), couplée à l'outil BeeGIS qui estime l'impact d'un rucher à partir de sa zone de butinage théorique.
Trois indicateurs issus du rapport
- 20,25 t CO₂e : contribution indirecte estimée à la captation de carbone, principalement via la pollinisation des haies mellifères et prairies fleuries autour du site (les haies mellifères captent en moyenne 4 à 7 t CO₂e/km/an selon le Réseau Haies, 2023).
- 200 à 300 espèces florales pollinisées sur une zone de butinage de 2 à 3 km autour du site.
- 1 110 € reversés directement à notre apiculteur partenaire, dans un contexte où les populations d'abeilles ont chuté de 30 à 40 % en Europe en 10 ans (CNRS, 2023).
À titre de comparaison, le coût carbone de fabrication d'une ruche est chiffré à 15 kg CO₂e/an (source D-Carbonize). Le ratio reste favorable, même en restant prudent sur la modélisation.
Un dispositif à trois étages
Les ruches sont fabriquées par Ruches Rigault, PME française travaillant avec du bois de forêts gérées durablement. La peinture et la personnalisation sont confiées à l'ESAT Messidor — 24 heures d'activités inclusives par an réalisées par des personnes en situation de handicap.
Environnemental, économique, sociétal : le dispositif s'inscrit dans une logique RSE BTP alignée sur les indicateurs CSRD.
Notre lecture
Nous ne sommes pas devenus meilleurs ingénieurs parce que des abeilles vivent sur notre site. Nos chantiers restent des chantiers, avec leurs délais et leurs imprévus.
Et nous tenons à le dire : les 20,25 tonnes sont une estimation, pas une vérité absolue. Mais elles reposent sur une méthode documentée, appliquée à des coordonnées GPS réelles — celles de notre site. C'est plus rigoureux qu'une déclaration d'intention, et c'est plus honnête qu'un chiffre rond annoncé sans source.
Ce que nous savons avec certitude : trois ruches existent, un apiculteur en vit en partie, un ESAT y a contribué, et une PME française les a fabriquées.
C'est suffisant pour le poursuivre.
